Enqute sur les ‘Tabliers’ de Niamey: dprissement et reconqute d’un ville

Peu de villes en Afrique ont une histoire conomique, et Niamey, entre sahel et savanne, moins encore que bien d’autres. L’me vivante de la ville rside dans l’infinit des petits mtiers qui l’animent. Absents de la zone rsidentielle des rives du fleuve o persistent tout de mme les tanneurs et les lavandiers, et de la zone industrielle et militaire, l’ouest, les ‘petits mtiers’ se concentrent dans la ville ‘blanche’ et, principalement, dans ses avenues les plus larges en raison du passage important et de l’ombrage des acacias. Pourquoi seulement dans la ville ‘blanche’? Le damier africain se suffit en commerces et en ateliers et le Grand march lui fournit ce qu’il ne peut produire, du poste de radio la brosse dents. Dans la ville ‘blanche’, au contraire, tout manquait aux Africains. Ils l’ont donc investie et transforme: l o aucun commerce utile n’existait (picerie, atelier, alimentation, droguerie), le Petit march nourrit son monde et les ‘tabliers’ qui l’entourent pallient les carences. C’est l qu’une nouvelle ville africaine, ‘africanisant’, s’est dveloppe, s’organisant simplement, la mesure de ses habitants, un niveau lmentaire. Crt., notes, tab.

Title:Enqute sur les ‘Tabliers’ de Niamey: dprissement et reconqute d’un ville
Author:Laval, Gilbert
Year:1981
Periodical:Cahiers d’tudes africaines
Volume:21
Issue:81-83
Pages:211-220
Language:French
Geographic term:Niger
External link:https://doi.org/10.3406/cea.1981.2310
Abstract:Peu de villes en Afrique ont une histoire conomique, et Niamey, entre sahel et savanne, moins encore que bien d’autres. L’me vivante de la ville rside dans l’infinit des petits mtiers qui l’animent. Absents de la zone rsidentielle des rives du fleuve o persistent tout de mme les tanneurs et les lavandiers, et de la zone industrielle et militaire, l’ouest, les ‘petits mtiers’ se concentrent dans la ville ‘blanche’ et, principalement, dans ses avenues les plus larges en raison du passage important et de l’ombrage des acacias. Pourquoi seulement dans la ville ‘blanche’? Le damier africain se suffit en commerces et en ateliers et le Grand march lui fournit ce qu’il ne peut produire, du poste de radio la brosse dents. Dans la ville ‘blanche’, au contraire, tout manquait aux Africains. Ils l’ont donc investie et transforme: l o aucun commerce utile n’existait (picerie, atelier, alimentation, droguerie), le Petit march nourrit son monde et les ‘tabliers’ qui l’entourent pallient les carences. C’est l qu’une nouvelle ville africaine, ‘africanisant’, s’est dveloppe, s’organisant simplement, la mesure de ses habitants, un niveau lmentaire. Crt., notes, tab.